La graine deviendra l'arbre

Par David Ciussi

«  Chaque enfant qui naît est la preuve de l’espoir que Dieu met dans les êtres humains. »

 

Si nos ancêtres n’avaient pas eu cette puissance de l’espoir en actes, s’ils n’avaient pas entrepris de franchir les obstacles et les épreuves de la vie, nous n’existerions pas… La force de leurs pensées était de réaliser quelque chose de favorable pour leurs familles. Leur détermination était décuplée par la pensée de créer un monde de paix.

 

En manque d’espoir ?

 

Aujourd’hui, où en sommes nous personnellement ? Est-ce que l’espoir nous manque ? Comment agir efficacement pour incarner le potentiel de la graine qui donnera un arbre de vie ? Tout espoir de bonheur, de succès ou de guérison, est logique et souhaitable tant qu’il sert de motivation pour avancer, mais attention si les actes à poser ne suivent pas. Un espoir sans actes pour concrétiser le rêve peut tourner à la croyance  et nous placer en « mode victime ».

 

Quand survient la panne

 

Quand vous êtes découragés, angoissés, tristes ou fatigués, avez-vous remarqué combien l’impression de manquer d’énergie vous envahit. Vous venez de vous brancher sur « Radio souffrance », votre lampe-torche se décharge, l’espoir aussi ; le désespoir s’invite alors comme une fatalité ou une malchance. 

 

Quel est ce mécanisme dans lequel la pensée dérape et broie du noir, ce mécanisme « menteur » qui nous enferme dans une prison mentale? C’est l’identification à « l’image que j’ai de moi », ce moi qui contrôle ou qui attend, qui veut que les évènements et les choses arrivent suivant ses plans et ses projections. En agissant ainsi nous ne lâchons rien. Par contre nous attendons que les autres lâchent prise, qu’ils nous donnent ce que nous espérons, qu’ils nous consolent tandis que nous boudons, qu’ils nous comprennent tandis que nous râlons ou réagissons par la colère ou l’indifférence. 

 

Toutes ces stratégies nous maintiennent prisonnier de l’image que nous avons de nous-même, déjà enfermé dans notre cage mentale. Nous misons sur nos stratégies d’humains prisonniers sans espoir de sortie, alors que la porte de la cage est grande ouverte. 

 

Nous sommes libres !

 

Le seul endroit où peut se développer le potentiel de la graine à travers l’espoir, c’est dans notre façon d’aborder les épreuves du quotidien. C’est savoir utiliser une pensée puissante, créatrice et discriminatrice, une pensée insoumise aux regrets et aux plaintes, une « pensée-laser » qui utilise un minimum d’énergie pour éclairer très loin.

 

En réalité tous les sages le disent : « Vous êtes en dehors de la cage » ! Volez de vos propres ailes, n’emportez pas vos échecs avec vous dans vos projets ou espérances. Apprenez la lucidité et la patience ! N’abandonnez pas avant d’avoir commencé ! Tout vient à point à qui sait attendre sans désespérer. Ne regrettez pas, apprenez de vos regrets :  apprenez à faire « ami-ami » avec vos émotions, votre façon de penser et d’agir. Tout est « apprenti-sage ». Laissez la vie vous enseigner son intelligence, sa créativité et son ordre ! Ayez de la gratitude ! 

 

Mieux vivre avec ce qui est

 

L’espoir est un mouvement de l’imaginaire entre le rêve et la réalité. Ce qui compte ce n’est pas seulement le résultat mais la façon d’y arriver. Ne désirez pas plus, mais essayez de mieux vivre avec ce que la vie vous présente à l’endroit où vous êtes. Embellissez votre regard sur le monde au lieu de vouloir le changer.