Extraits d'Ateliers...

 
"Le soleil ne dépend pas
d'un éclat extérieur à lui-même. De la même façon, apprécions
et reconnaissons que nous sommes les fils du soleil."

L'ignorance ne provient pas d'un manque de savoir mais d'un manque de révélations.

Être seulement là

en prenant le risque de ce qui va se passer maintenant dans l'instant...

NE PAS UTILISER LA PENSÉE COMME NOUVEL ORGANE DE PERCEPTION...

Un rayon n'est pas

séparé du soleil.

Il est le soleil...

LE VIVANT SE LANGUIT DE TOI

ET IL PLEURE QUAND TU T'ABSENTES...

Devenez question vivante, apprenez à vivre avec l'inconnu, avec le mystère de la vie...

Seul compte

"Quand je vois, je vois; quand je pense, je pense".

Extraits d'ateliers

L'évidence du vrai est bien avant de se perdre

dans les méandres du faux

L'évidence du vrai est d'origine spirituelle. 
Les méandres du faux sont d'origine mentale, mensongère (...)

  Je vous invite au voyage d'ici à ici, de coeur à coeur. Cette exploration demande vigilance et générosité. C'est dire simplement : « oui à ce que je suis et oui à ce qui est ».

Bienvenue à l'homme courageux épris de liberté qui part d'ici et maintenant, pour la plus noble des batailles : choisir de lâcher ses opinions, ses principes, et ses croyances pour retrouver sa véritable nature.

Il faut beaucoup de courage et de lucidité pour remettre en cause notre façon de penser et de raisonner, pour vaincre nos mémoires archaïques et nos dragons intérieurs.

  La première étape de cette exploration consiste à révéler nos mémoires émotionnelles et mentales grâce à des pratiques qui nous obligent à voir nos réactions face aux événements et à porter notre attention sur les résistances réflexes et les jugements qui se lèvent quasi-immédiatement. « Je ne comprends rien, ce n'est pas pour moi, mon passé m'empêche de vivre l'instant présent, etc. ». 
Cette référence « moi » qui apparaît est une récapitulation de nos expériences. C'est un peu comme si nous plongions dans un album souvenirs. Voyant la photo de notre jambe cassée à l'âge de 10 ans, imaginez que nous commencions à boiter maintenant. Or ce souvenir n'est qu'une image de nous-même au passé. Nous, maintenant, dans cet instant, nous n'allons pas prendre des béquilles pour marcher. C'est absurde. Ainsi lorsque vous dialoguez avec votre passé, vous vous identifiez à une photographie. Et vous oubliez votre nature véritable vivante. Vous vous méprenez comme si vous vouliez coiffer votre chevelure sur une photo !
L'impression d'identification avec le passé résulte de paroles non exprimées, d'émotions non gérées, qui n'ont pas trouvé l'écoute affectueuse que la relation de l'instant réclamait. Il en a découlé un ancrage dans le « moi » psychologique et mental. Une expérience bien gérée efface automatiquement toute trace de mémoire identificatrice à un moi continu. Une relation juste est une action nourricière qui fait grandir l'expérience du jeu de la vie. Elle ne laisse aucune trace tout comme le fait d'écrire dans l'eau. Ce mécanisme d'auto-effacement oeuvre au sein de la conscience pure. Il est la mémoire sainte et saine du jeu de l'instant présent, ici et maintenant.

  La deuxième étape de cette exploration consiste à intégrer le chemin d'ici à ici pour redécouvrir que nous sommes aussi la source : telle est « l'évidence du vrai ». 
L'intégration de « l'évidence du vrai » ne s'effectue pas sur le plan de la pensée habituelle, du raisonnement et de la logique. Intégrer « l'évidence du vrai » se situe dans un jaillissement premier, un big bang de la pensée naissante, saut quantique de la conscience créant l'univers sans quitter son point de surgissement, foudroiement premier d'une âme naissante, poésie pure de l'étonnement d'être « Je suis ».

L'évidence du vrai vise à ce que nous utilisions notre intelligence cognitive, unificatrice pour cibler la « source », nous en approcher, voir son « mouvement » , entendre son « chant », être baigné dans sa « lumière" » et ainsi la toucher concrètement.

L'ignorance ne provient pas d'un manque de savoir mais d'un manque de révélations. Nous avons pris l'habitude de lacer tous les jours les chaussures de nos opinions, de nos certitudes et de nos croyances. Aussi devons-nous découvrir que nous sommes des producteurs-automates de pensées, des machines à ruminer.

Alors, sain de coeur et d'esprit, intégré dans une spiritualité saine, ne générant plus de conflits avec la source de la vie, l'homme sera le lieu et le lien dans lesquels l'intelligence universelle aimera grandir et s'incarner. La vie devenant le maître, la vie devenant religion vivante, chaque acte sera consacré sur l'autel de la dévotion et du service au sein duquel Créateur et Créature actualisent le monde.

La transformation

Le secret de la transformation tient en très peu de mots.

Le secret c'est de n'avoir aucune idée sur ce qui va être transformé,

c'est de prendre ce risque-là.

  Si vous avez la moindre idée de ce que vous voulez transformer, vous n'êtes pas dans la transformation, vous êtes dans la manipulation, dans la conceptualisation, dans la pensée de transformation, dans les fantasmes, dans l'imaginaire, dans l'irréel.

Comme vous donnez vie à quelque chose d'imaginaire, eh bien quelque chose d'imaginaire va revenir. Vous créez quelque chose qui n'existe pas.

La seule possibilité pour être dans la transformation vivante c'est de n'avoir aucune idée, aucune revendication, aucun idéal, rien.
Être seulement là en prenant le risque de ce qui va se passer maintenant dans l'instant, c'est à dire être dans « Je ne sais pas ».

  Si vous avez la moindre idée sur la façon de transformer votre vie, le monde, vous n'êtes pas au service du vivant. La confiance est nécessaire. La transformation saine est celle qui ne sait pas qu'elle est transformation.

Croyance ou auto-référence

  Il faut sentir cet aspect : révélation de soi-même. Ce sont des expériences simples, parfois des flashes d'unité. C'est à ce niveau que l'on peut construire la confiance en soi, l'autoréférence, sinon on reste dépendant d'une autorité, d'un dogme d'une église, d'un gourou.

Pourquoi avons-nous autant de mal à lâcher une croyance ? Parce qu'il y a une superbe astuce, un superbe piège, un tour de magie de la maya, de l'illusion, qui fait que la croyance n'avoue pas sa nature de croyance. Elle prétend qu'elle est vraie.

Il faut reconnaître par l'intermédiaire de vos organes des sens quand vous êtes dans le vrai, le possible, l'actuel, et l'immédiat. Et non pas utiliser notre pensée comme un nouvel organe de perception.

Reconnaître sa véritable nature

Le soleil ne dépend pas d'un éclat extérieur à lui -même.

De la même façon, apprécions et reconnaissons que nous sommes

les fils du soleil.

  Comme le rayon du soleil, nous sommes toujours reliés au centre du soleil. Un rayon n'est pas séparé du soleil. Il est le soleil, mais simplement en tant que rayon, en tant qu'expression individuelle du soleil.

Chacun, dans notre individualité, notre personnalité, notre corps, nous sommes ce rayon de soleil. Il est important de ne pas oublier cette relation.

L'étrangeté, c'est que nous oublions cette relation et que nous arrivons à conceptualiser, à truquer, à penser par le raisonnement, la réflexion, l'intellect, que nous sommes séparés. Nous arrivons à concevoir notre séparation.
Le rayon de soleil arrive à se couper de sa source, de son origine par sa propre réflexion sur lui-même en oubliant sa propre nature.
Il n'est plus relié au soleil ? en réalité, il l'est toujours - mais il arrive à l'oublier. Il arrive à « déchirer » quelque chose qui est toujours là et à rendre cette déchirure plus vraie que le réel.
Il invente un mirage et il croit plus au mirage qu'au réel. C'est un acte de conscience que nous accomplissons au sein de notre conscience d'une façon erronée. C'est une erreur de stratégie.


  La connaissance pure n'est que le fruit de sa propre révélation. La connaissance pure, la révélation pure, c'est la découverte de « Moi- sève », « Moi-valeur infinie », source toujours renouvelée au coeur d'elle-même, source inaltérable, inépuisable, illimitée.

  Dans cette source s'expriment les valeurs de l'absolu, les valeurs de la sève.
Cette source lumineuse possède une structure, une intelligence, une énergie. Elle contient en elle-même sa propre extension, sa propre expansion-contraction, sa propre réunion.
Elle contient le sans-limite et les limites.
Au coeur de cette source chante Dieu. Il danse sur un rythme, suivant un chant. S'il s'arrêtait de danser, s'il s'arrêtait de chanter, notre histoire, l'histoire du monde, l'histoire du réel, Tout s'effondrerait dans l'instant.

La Présence : sentiment de nostalgie

J. : J'ai ressenti que chaque fois que j'étais dans l'évasion de moi-même, c'est comme si je m'enlevais un peu de vie et ça m'a fait beaucoup pleurer.

David : Le « vivant » se languit de toi et il pleure quand tu t'absentes. L'Éternel n'est pas bien dans ses baskets quand vous n'êtes pas là. Il se sent à côté de ses pompes ! La vie se languit de vous retrouver. Le « vivant » voudrait totalement vous reprendre dans ses bras.


C'est important de ressentir cette nostalgie du vivant. Il faut ressentir pour chacun d'entre nous que pour briller dans le ciel, les étoiles ont besoin de notre présence.

Il faut redécouvrir le « vivant » qui ne nous a jamais quitté et que nous avons momifié derrière un masque.

Il nous faut reporter notre attention, non pas sur le masque, mais sur celui qui fait l'expérience, sur la conscience pure, sur maintenant, là où vous n'avez pas encore appris à penser. Rester dans cette relation transparente où les choses ne sont pas encore séparées.

C'est un endroit où tout est relié, tout est ensemble. Le temps, l'espace n'existent pas encore, les mots ne sont pas encore nés pour séparer les choses.

Ce lieu d'éternité est à jamais votre présence.

Pourquoi vouloir tout comprendre

Ne cherchez pas à tout comprendre ; chaque fois que vous voulez savoir, vous créez une distance entre vous et ce qui est,

vous perdez votre étonnement d'être vivant.

  Je ne pourrai jamais répondre à toutes vos interrogations. Personne ne le pourra jamais. Devenez question vivante, apprenez à vivre avec l'inconnu, avec le mystère de la vie.

Je vais vous faire une confidence : il est nécessaire de reconnaître qu'il y a en soi quelque chose qui ne sera jamais dévoilé. On retrouve alors à l'intérieur de soi le petit enfant qui ne connaît ni mathématiques, ni musique, ni rien.
On est vivant et on laisse opérer la magie du monde. On laisse la terre tourner, on laisse sa vie tourner, on est toujours vivant.

(David interpelle quelqu'un qui s'est plaint de ne pas tout bien comprendre) :

- Sais-tu comment tu penses ?
- Non.
- Voyez, pour nous tous, c'est pareil. On ne sait pas comment on pense, on reconnaît qu'on n'en sait rien. C'est facile.


  Quand on ne le fait pas, on va chercher à savoir, puis on va chercher un public devant qui déclarer : « Regardez, moi, j'ai compris le dernier truc à la mode ». Sans arrêt, on sera là à mendier l'attention des autres : « Regardez, moi je sais ça ! »
On devient un mendiant, un « hors-la-vie », une victime. La relation avec le Mystère doit devenir une relation vivante.

Je ne sais pas et cela n'a pas d'importance car de toute façon personne ne peut tout comprendre, tout savoir.
Seul compte « Quand je vois, je vois ; quand je pense, je pense ».

L'art de vivre est présence en « je suis ».

Je suis là pour vous rappeler cette bonne nouvelle. D'ailleurs ce n'est pas vraiment une

« nouvelle », parce que si c'était « nouveau » cela impliquerait qu'il y ait de l'ancien.
Je suis là pour vous rappeler votre présence et cette présence ne nous a jamais quitté.