Retours de Formation...

Vous trouverez sur cette page des textes écrits

par des élèves de David, témoignages de leurs ressentis au retour des journées de formation...

 

Témoignage de Catherine

David,

 

Je fais un petit bilan au retour de la formation, bilan d’une année d’éveil en conscience. 

D’abord j’apprécie beaucoup la progression de la formation qui me permet d’intégrer d’instant en instant avec des outils qui sont très concrets.

 

De nombreux points à relever :

Je peux régulièrement me recentrer dans la journée, arrêt sur image, ou en suis-je ? 

Je ne prends plus mes peurs, mes histoires ou mes angoisses au pied de la lettre, je n’y suis plus identifiée, ça c’est énorme, quel plaisir, et quelle libération !

Souvent je mets mes pensées abstraites à la corbeille.

Je reviens à l’instant, ce qu’il m’offre et comment je le vis.

Quel émerveillement cette vie.

D : Magnifique intégration  je suis heureux avec toi…

Finalement j’étais régulièrement dans ces états avant, la différence c’est que maintenant je les goûte, je mets du sens, je relie, et je n’ai plus aucun doute sur le fait que la vie est là, et seulement là.

Je retiens : «  j’ai compris, c’est fini » ou bien : « c’est dit, c’est guéri, c’est fini ». Immédiatement j’arrête ainsi tous mes questionnements, mes histoires… Et après je savoure l’instant qui s’ouvre.

Les deux dernières journées ont été très importantes, d’assister au passage de chacun, et de vivre à chaque fois en résonnance ce basculement dans l’acceptation, a permis de graver en moi le mouvement, et la paix qui s’installe.

Oui c’est cela le mouvement de la paix 

Le fait de me rappeler que je ne connaitrai jamais l’autre, d’arrêter les suppositions permet d’alléger la relation qui devient simple

Oui oui 

 

Je retiens aussi que la peur est un signal, un tremplin vers le changement et la joie.

 

OUI OUI OUI

 

Nous avons utilisé les outils, de décodage de l’émotion quelques fois avec Jean-François, j’ai découvert le chemin direct vers des parties de moi enfouies ou niées. 

Surtout j’ai été dans le ressenti de ce que j’aurai aimé que l’on me dise, de ce qui manque et c’est très réconfortant. Je constate que je suis capable de me le dire à moi même maintenant.

 

Lucidité de s’aimer aimant les autres

 

Je construis ma maison du bonheur, dans la douceur de l’urgence, consciente que le temps, c’est l’instant.

 

Questions :

Pour la réconciliation, tu as dit que l’on pouvait le faire pour soi même est-ce que tu veux dire que l’on peut mettre face à face des parties de soi ?

 

Oui lorsque tu te sens un peu en déséquilibre et que cela dure…il est judicieux d’être « actif » dans son rapport à imaginaire rêveur 

 

Je n’ai pas forcément eu de difficulté relationnelle dans la journée, je me demande comment l’utiliser le soir.

 

Si tu es tranquille le soir ressent cette tranquillité de façon douce et aimante n’en fait pas plus…

 

 

Par rapport à la petite phrase. Je rentre souvent très vite dans un genre de brouillard comme avant de m’endormir, avec des images. 

 

Oui normal phase de transition de notre conscience,  entre , être identifié à  la veille et le passage vers le sommeil profond..

 

Je suis aussi arrivée à rester dans cet état (comme avant de s’endormir) en étant consciente. Je ne vois pas comment vivre ce moment,

 

Tu le vis naturellement n’y rajoute ni enlève rien..goute le simplement…. pas de comparaison …mange le fruit de ta conscience et régale toi sans passé ni futur.

 

Témoignage de Caroline

 

David,

 

Je me sens profondément touchée de t’offrir ce qui résonne en moi de ce que tu nous a partagé lors de la formation.

 

Les mots «pas de colle» chantent en moi et me laissent un sentiment de liberté expansif.

 

Le mouvement de retourner le regard vers le sujet sensible qui perçoit, se présente à peu près tous les jours (jusqu’à présent…). la fenêtre prend ainsi une autre dimension.

 

je porte aussi l'interrogation de ce qui donne de la qualité au temps

 

D’un point de vue personnel, les occasions me montrent de vieilles blessures et comment j’en rajoute une couche.

Je touche à ma peur de livrer ce qui me met en joie. La confusion est encore là, elle me perturbe moins.

 

j’ai aperçu une différence de densité entre ce que je me raconte et ce que je vis…? …à préciser

j’effleure comment j’ajoute du tordu, du compliqué, du brouillage, … à la simplicité toujours neuve. … notamment dans mes relations avec les autres

 

il doit y avoir d’autres choses encore… mais pour l’instant, ça m’échappe

 

ma confiance en la vie est un socle sur lequel je prends appui … (bercée entre bac à sable et galaxies)

 

Ta générosité, ta patience, la qualité de ce que tu transmets m’emplissent d’une reconnaissance sans borne et me mouillent les yeux.

 

Témoignage de Didier

Synthèse Formation 4 à chaud...

 

Ouf, putain, 54 ans pour intégrer ça !!!

 

En me rendant à cette formation et en voyant le thème, je me dis « l’estime de soi » à ce niveau je n’ai pas trop de problème, ça sera moins éprouvant que les premières formations. Dès la phrase d’accueil, c’est un premier choc : «se dévaloriser ou faire le paon» c’est la même chose dans les deux cas, il s’agit d’une non estime de soi. 

 

Même si en quelques années j’étais passé de maître expert paon, à paon confirmé. Je restais un beau spécimen du : « écoutez-moi, regardez-moi, faites comme moi » .  Dans la matinée nous apprenons que l’estime de soi c’est quand je connais tous mes défauts puis toutes mes qualités. Ca ne me parle qu’ intellectuellement, ça réveille des enseignements de Sri Aurobindo que j’avais lu et relu.

 

Le début de la journée de samedi est particulièrement difficile pour moi, les échanges successifs sont éprouvants,  ils m’affaiblissent.  Mon corps est soumis à rude épreuve, explorant d’échanges en échanges la rigidité, la lourdeur, la légèreté, la vibration. Les zones mises à contribution sont le sternum, le plexus, le ventre, la tête, les épaules, les bras, la cuisse gauche. Dans un même temps tout un panel d’émotions et de symptômes physiques me submergent : larmes… .

 

Puis première intégration : je me rends compte que chez moi et les amis dans les rubriques dites négatives : altérités, abandon, résistances, les mots ou expressions « c’était plus fort que moi » , « je ne me contrôlais plus », « c’était contre ma volonté » revenaient très souvent. Je me contente de remarquer cela. 

 

Deuxième phase de l’intégration le lendemain en sortant de l’exercice de T. Ca me vient d’un coup, ça me tombe dessus : «Ouf, putain, 54 ans pour intégrer ça !!!»

 

Depuis mon plus jeune âge, je m’efforçais à présenter à mon entourage  certains aspects de ma personnalité.  Je faisais le paon avec mes qualités, tout en prenant  le plus grand soin de cacher au plus profond de moi-même ce que je croyais être des défauts. Tout ça pour être aimé, accepté, respecté. La peur, la colère, l’angoisse était si profondément enfouies que je pensais qu’il ne faisaient pas parti de moi. 

 

Ce processus inconscient me conduit à chercher, ma vie durant, à m’améliorer en utilisant les épreuves de la vie pour augmenter les moments d’harmonie et réduire les pétages de plomb ; tout faire pour  « qu’ils ne sortent » que le plus rarement possible, tout garder sous contrôle, colmater toutes les brèches . M’améliorer quelle fumisterie !!!

 

Et la tout d’un coup je comprends, j’intègre, que dans ces débordements incontrôlables, c’est la vie qui s’exprime, qui me parle, qui m’enseigne, qui vient à mon secours pour me réunifier. Le seul job alors à faire est d’accepter cette partie de moi, de la regarder avec tendresse et amusement au lieu de la nier ou de la cacher.

 

« Je suis colère », « je suis peur », «je suis tout » et la je peux aller vers une paix, un calme, un silence  encore plus durables…

Pas une paix où je mettrais tous mes "ennemis" en prison. Ca serait l’estime de soi, l’estime de moi ?

 

« Putain » 54 ans pour intégrer ça, il faudrait l’enseigner à l’école.

 

Merci David, merci la vie.