L'épanouissement de soi

Par David Ciussi

 

Face à un monde en pleine accélération et à un quotidien difficile, nous ressentons tous, un moment ou à un autre, le besoin de changer quelque chose dans notre vie.... 
C’est alors que nous nous posons certaines questions ....


Dans quel rôle jouez-vous votre manière de vivre ? 


Êtes-vous du genre : contrôlant, réprimant, expliquant, dominant ! Aimez-vous avoir le dernier mot ! Alors dans votre rapport au monde, vous êtes dans l’effort... 
Êtes-vous du genre : soumis, plaintif, victime, dominé ! Préférez-vous fuir pour ne pas faire de vagues ! Alors dans votre rapport au monde, vous êtes passif...


Pouvons-nous sortir de ce dilemme ?
Laisser-aller ou en faire trop ?
Quelle est la voie de l’équilibre ?


ET SI LA SOLUTION ÉTAIT LE LÂCHER-PRISE ?

Le lâcher prise est un geste, pas « une pensée de faire »

Quand les pensées mentales tournent dans votre tête, vous sentez confusément que vous n’arrivez pas à les lâcher. Vous les tenez comme on tient un objet dans la main. C’est là que le geste du lâcher prise est à faire. 


Laissez les tomber, choisissez de vous « pauser » dans l’expérience de vos sens plutôt que de ronger l’os de vos pensées. 
Profondément, nous aspirons tous à redécouvrir et à expérimenter ce grand calme qui se présente à nous lorsqu’une expérience inattendue nous pause et repose, un beau paysage, le sourire d’un bébé etc... 


Le corps se détend et l’esprit se met au naturellement au repos... 
Notre présence est englobante et légère. 
Nous sommes ici dans l’expérience de ce qui est... nous ne pensons pas ! 
Nous sommes présents... naturellement attentifs. 
Nous venons de lâcher notre habitude à être inquiet... 
Nous venons de pratiquer le lâcher prise de tous nos conditionnements et nos prêts à penser.


Ici commence la pratique de l’enseignement spirituel, c’est-à-dire : 
Cueillir avec lucidité des instants simples, avant de penser à ses peurs ou à ses inquiétudes. Cueillir des petits bonheurs à la place de collectionner ses petits malheurs...
Apprendre avec humilité et modestie à s’expérimenter dans la pédagogie de l’instant !

Le lâcher prise est naturel pour celui qui sait le faire... mais en attendant ses fiançailles avec l’instant présent, l’élève doit s’exercer et apprendre à se recentrer sur son corps en relation avec la réalité immédiate. 
Cette pratique lui permet de grandir en sagesse et intelligence. Faisant cela il ne parle pas, n’explique pas, ne raisonne pas ; il est dans l’agir simple, dans la tension juste, il est dans l’expérience. Il vit l’apprentissage du Lâcher-prise par son témoignage et non par son discours.


CONSTRUIRE LE LIEN AVEC L'INTELLIGENCE DU TOUT.

Vivre sa vie en direct donne de la précision, de la finesse et une grande sensibilité au cœur même des choses. C’est savoir construire le lien avec l’intelligence du tout. 


Ici le mental sert l’action et l’étonnement d’être dans cette expérience. 
Ici le déshabillage du mental analytique est désamorcé naturellement.
Ici la confiance en soi n’est pas « affirmation de Soi » ; elle permet de construire un pont avec l’autre. 
Ici c’est dire simplement : Oui à ce que je suis, Oui à mes émotions de l’instant, oui à la situation du moment, oui à ce qui est présent, oui à ce qui est.
Ici l’autoréférence devient un chemin de découverte.


LE SOMMEIL, UN LÂCHER-PRISE NATUREL !

Le sommeil profond est aussi un grand maître du lâcher-prise.
Dans cet état plus d’identité, plus de mémoire mais aussi plus de soucis.
Et voyez combien, non seulement ce n’est pas dangereux, mais comme c’est reposant, agréable et indispensable à la vie

d’ « oublier » nos identifications. 
Le mental dort, inconscient. Il est en « mode lâcher-prise automatique » .

L’exploration de cette nouvelle vie dans le sommeil profond donne une intelligence plus vaste que toutes les saisies mentales prisonnières du temps et de l’espace. 


Ici une pratique spirituelle nouvelle s’ouvre à l’intelligence humaine...